Festival Electron 2014

17 - 20 Avril 2014

À propos

Le bilan final c'est ici

Tous les chemins mènent à Electron

 

Coup d’envoi, cette année, quelque trois mois avant le début des festivités. L’initiative d’un Electron On Tour, engagée il y a deux ans déjà, prend aujourd’hui une longueur d’avance. C’est que le festival voit les choses en grand, ou plutôt en long et en large, et entame sa nouvelle édition avec une série étoffée de pré-soirées, qui sillonneront la Suisse (Lausanne, Neuchâtel, Bâle, Berne, Zurich, Valais) jusqu’à Bordeaux, en menant les festivaliers sur le chemin de la grande épopée électronique qui culminera du 17 au 20 avril 2014. Cette démarche s’inscrit, comme en témoignent les nouvelles collaborations du festival (CFF RailAway, Genève Tourisme et Festicket), dans la volonté d’élargir son champ d’action, tout en fédérant un public de plus en plus nombreux, de plus en plus cosmopolite, drainé par par une manifestation pluridisciplinaire à la pointe de la créativité.

Mais si le festival élargit considérablement aujourd’hui ses horizons, il se veut paradoxalement aussi un point de rassemblement. Un point de rassemblement pour tous les acteurs de la scène genevoise, puisqu’à la Fonderie, la Gravière et le Silencio, s’ajoute une nouvelle salle satellite, Weetamix, tout comme la Makhno vient compléter les salles de l’Usine. Un point de rassemblement pour tous les talents confirmés ou émergeants du territoire helvétique, puisqu’en plus des créneaux horaires nocturnes qui leur sont octroyés chaque année, une scène de jour leur sera entièrement dédiée. Un point de rassemblement également pour tous les festivaliers, qui tels les milliers de totems symbolisés dans la nouvelle campagne du festival, se réuniront pour célébrer la grande messe électronique du week-end pascal. Un point de rassemblement, enfin, pour les plus fidèles adeptes qui clôtureront le festival dimanche soir dans la seule salle du Palladium, en lieu et place du Rez et du Zoo…

 

Une programmation grand-écart

 

Le festival Electron, qui n’a jamais fait dans la demi-mesure, a joué une nouvelle fois la carte des extrêmes à l’heure d’échafauder la nouvelle ligne de programmation. Grand écart stylistique, tout d’abord, puisque d’une salle à l’autre, d’un artiste à l’autre, les festivaliers pourront parcourir les grandes tendances qui façonnent la musique électronique actuelle (techno,  house, électro, dubstep, électronica…), en passant par des styles de niche comme la goa (à la Fonderie) ou le dub (à Weetamix). Grand écart artistique ensuite, puisque les figures tutélaires et les figures de proue (DJ Pierre, Front 242, Stacey Pullen, Robag Wruhme, Mr Oizo, Vitalic…) se partageront l’affiche avec les nouveaux fers de lance du paysage électronique, à l’instar du petit prodige électronica Applescal, du talentueux duo de bidouilleurs Akkord, de la nouvelle sensation US Giraffage, ou encore de la révélation incontestée des dernières Transmusicales, Oum Shatt.

Grand écart, enfin, entre les différents plaques mouvantes des arts électroniques qui contribuent à la richesses de cette culture défendue tambout battant par le festival, dans un souci cependant constant de créer des liens entre les disciplines. Danse il y aura donc à nouveau cette année au cœur des débats, dans des salles inédites comme la Palladium ou au milieu du public, en plein centre de l’exposition au Commun. Des films également, des conférences, des workshops, des rencontres inédites… Sans oublier l’incontournable exposition du festival, qui invitera les festivaliers, sous l’énoncé Power Tracks Vol.1 - Mécanismes et esthétiques de pouvoir dans les musiques électroniques occidentales et leurs cultures, à sortir des sentiers battus en s’éloignant des œuvres habituellement rencontrées dans le circuit de l’art numérique «officiel».

Les projets inédits

 

Electron ne serait pas ce qu’il est s’il n’endossait pas son rôle de festival à la pointe des tendances, en invitant à la table des débats électroniques les artistes qui font l’actualité du moment. C’est le cas de Daniel Avery, le producteur anglais qui défraie en ce moment la chronique spécialisée, de Mount Kimbie, les petits protégés de Warp que tout le monde s’arrache, de Perc, l’intouchable producteur techni, ou des déjantés de Sexy Sushi, en exclusivité à Electron.

Cette année, pourtant, le festival Electron pousse l’invective un peu plus loin en mettant l’accent sur des projets des grande envergure musicale ou artistique, qui feront l’affiche tous les jours du festival: des projets complexes et extraordinaires, des collaborations inédites, des prestations rares… En ouverture de festival, un spectacle inédit alliant musique classique et électronique, dans une configuration unique à deux pianos et orchestre de chambre, réunira Francesco Tristano, David Greilsammer et Geneva Camerata. L’orchestre – valaisan, cette fois – sera également au cœur de «l’opéra hip-hop» de Deltron 3030, trio sensationnel mené par le scratcheur de génie Kid Koala. Formation exceptionnelle également pour les Japonais d’Open Real Ensemble, qui donneront un concert unique pour 5 musiciencs et 4 magnétophones…  On citera encore le show dantesque de Jackson & His Computerbad, le live ultra attendu du petit génie anglais James Holden, la prestation passionnante de Blomqvist ou les lives inédits, parce que trop rares, du duo Âme, Isolée ou encore Max Cooper.

En dernier lieu, Electron 2014 sera également l’occasion de revenir sur des labels qui ont fait l’histoire de la musique électronique, à l’instar de Pampa Records, l’écurie du légendaire Robag Wruhme, The Phuture, le label acid house de DJ Pierre, ou, dans un autre registre, Urgence Disk, qui fêtera ses 15 ans à Electron…

 

Electron festival, c’est party!

 

Ils se sont partagés l'affiche à Electron...

 

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